Un Singulier Vampire

 


                                                                                                      Par

                                    Diablotin lubrique

                                                                                                                        



                                      Un Singulier Vampire 

                                                                                             

                                                                                                                 Par Diablotin Lubrique

                                                                                                                                                  

                                                           Chapitre I

    Quand Victoria reprit ses esprits, elle ne put se lever. Elle était attachée sur un autel de pierre lisse et froid comme la glace. A demi consciente, la première image qui s’offrit à sa vue fut celle de la voûte d’une cave taillée dans la roche. Autour d’elle, les murs de pierres grises, éclairés par la lumière vacillante des flambeaux, gardaient eux aussi les traces des outils qui les ont jadis burinés.


                   


 Victoria se trouvait, semble t’il, dans une caverne ou plutôt dans une crypte car plusieurs cercueils, très anciens étaient posés debout contre les paroies. Certains d’entre eux, plus ou moins disloqués, laissaient apparaître des lambeaux d'étoffes qui habillaient encore des restes humains décharnés. 

  Bizarrement, elle n’avait pas peur malgré le caractère inquiétant de sa situation. La drogue qu’elle avait ingurgitée, indépendamment de sa volonté, plus tôt dans la soirée faisait encore effet et l’encens qui se consumait dans de petits braseros y était sûrement aussi pour quelque chose. Cette résine parfumée laissait échapper une fumée grisante qui la rendait euphorique lui faisant oublier sa position inconfortable et le froid du bloc de turquin. Sa petite robe sexy “spéciale boite de nuit” avait disparue et elle se retrouvait, entravée par des chaînes et juste habillée de ses sous vêtements.            

 Soudain, apparu de nulle part et sans aucun bruit, un visage blafard se découpa dans la lumière d’un candélabre. 

                               

  

   Revenue de sa surprise après un bref instant, elle le reconnut et les souvenirs de sa soirée lui revinrent d’un coup en mémoire. C’était l’homme avec qui elle avait bu un verre au bar du “Caveau”, cette nouvelle boîte à la mode de style gothique qui venait d’ouvrir dans le centre branché de la ville. Tous les noctambules mélancoliques, les dépressifs au romantisme exacerbé, s’y regroupaient pour frôler esthétiquement la mort et retrouver une ambiance sombre au charme glauque et désuet.

 Il disait être Grec et s’appeler Cyprien. Beau brun ténébreux aux cheveux gominés, il portait très élégamment un costume au style un peu suranné parfaitement adapté au cadre de l’établissement. Il s’avéra qu’il en était le propriétaire et l’invita galamment à prendre un verre à sa table. Mise en confiance par sa voix de crooner et ses manières de gentleman, il sembla à Victoria raisonnable d’accepter.  Cyprien commanda du champagne. Lui et la jolie blonde en burent deux ou trois coupes en flirtant, puis ce fut le trou noir. Elle se retrouvait maintenant ligotée sur cette table minérale pour, qui sait quel sacrifice ?

  Il s'approcha sans un bruit semblant léviter à quelques centimètres du sol. Il avait revêtu une cape noire à doublure rouge par-dessus son costume d'opérette. 

Malgré la torpeur due aux fumées nocives, Victoria pensa: 

  •  “ Ce cinglé à un sens très poussé du décorum.” 

Mais le visage de Cyprien avait changé. Sa peau s’était desséchée. Ses traits s’étaient creusés. Il avait vieilli ! Ses pommettes étaient devenues saillantes et ses yeux perçants, enfoncés dans leurs orbites, lui donnaient un regard plus lubrique tandis qu’un sourire démoniaque déformait ses lèvres crevassées. Victoria s’attendait à en voir dépasser deux longs crocs acérés mais ce fut une énorme langue pointue qui vint humidifier les contours de sa bouche craquelée, d’un air gourmand. Il ne disait mot mais ses yeux goulus parlaient pour lui. Il était affamé ! 

Victoria aurait voulu lui résister mais son cerveau embrumé refusait de faire obéir le reste de son corps, sans compter que le moindre de ses gestes meurtrissait ses membres enchaînés.

  Cyprien la détailla des pieds à la tête avec un petit sourire vorace, puis son regard s'arrêta sur son entrejambe qu’un petit triangle de soie cachait encore à la vue.

 Il frôla son corp de ses ongles acérés s'attardant autour des tétons, fiers et autonomes, qui malgré la situation critique se mirent à pointer au travers de la broderie de son soutien gorge, 

 Un sourire se dessina alors sur les lèvres blafardes de Cyprien et ses doigts fins et osseux continuèrent leur progression sur le ventre agité de petites contractions. Tel des rasoirs, les griffes sectionnèrent la dentelle de sa petite culotte decouvrant son sexe duveteux aux lèvres charnues. 

 Aussitôt Victoria senti l’air frais caresser son mont de Vénus et de petits spasmes agitèrent son bas ventre. Bien que son esprit fut dans le brouillard, sa libido, elle, semblait libérée de son hébétement. Elle avait envie ! Elle voulait jouir ! Fort ! Très fort ! Même et surtout si c'était la dernière fois. Car elle sentait bien qu’il ne la lâcherait pas aussi simplement quand il aurait fini de la violer.

 Il approcha son visage de celui de la jeune femme. Son organe reptilien lécha les larmes qui coulaient de ses yeux et courut sur sa joue avant de s’enfoncer goulument dans la bouche de Victoria, cherchant à se nouer, dans la cavité buccale, avec la langue de la jeune femme. 

 Sa volonté était obscurcie par les substances relaxantes et elle ne put réprimer les frissons de voluptés qui la parcoururent quand les mains froides se posèrent sur son corps. Soudain la limace quitta sa bouche. Victoria n’avait pas sentie de dents proéminentes mais s’attendit tout de même à une morsure, ne doutant plus de sa fin tragique. Mais au lieu de lui mordre le cou, le mollusque rampa sur sa gorge descendant vers ses seins. Il délaissa la dentelle et sauta directement sur son abdomen pour glisser vers son sexe en laissant une trace poisseuse. Les mains froides écartèrent les cuisses de Victoria qui, toujours sous l’influence des stupéfiants, ne résista pas. Le visage dessèché de Cyprien atteignit son sexe et se mit à lui lècher la chatte. Le tentacule gluant qui lui servait de muscle lingual s’insinua d’abord entre les grandes lèvres de sa vulve pour s’en prendre à son petit bouton qui se mit à gonfler sous l'effet des coups de langue. Bien qu'elle essaya de se retenir, des spasmes commencèrent à faire vibrer son corps et des frissons de plaisirs l’envahirent quand la baveuse s’enfonça plus profondément dans son vagin. Elle sembla grossir, occuper toute la cavité, ou du moins en fouiller tous les recoins pour y trouver l’endroit le plus sensible. Victoria était au bord de la convulsion. Dans une longue contraction orgasmique, elle se laissa aller et se mit à jouir. Une petite fontaine coula alors de son intimité. Plus il pompait, plus il avalait son essence dans un bruit de succion et plus elle se sentait euphorique. Elle se mit à vibrer, secouée de soubresauts puis à gesticuler en tous sens, tirant sur ses entraves dans le cliquetis des chaînes et réclamant encore et encore la sublime caresse. Au bout d’une dizaine d’orgasmes, quand Cyprien eut bu tout son saoul, il se releva. Il semblait ivre de tant de quintessence. Jamais il n’avait eu autant de jus de moule en une seule fois. Quand Victoria se fut remise avec peine de son euphorie, elle remarqua que Cyprien avait rajeuni et repris des traits plus vivants. Il s’aperçut qu’elle était sortie de sa béatitude et lui adressa enfin la parole de sa belle voix grave.

  • “Hummmm ! tu es une bonne ressource. J’espère te garder plus longtemps que les autres.” 

  D’un mouvement du menton, il désigna dans un coin, un amoncellement de momies desséchées ayant juste conservé, de leur forme humaine, leur squelette recouvert d’une basane de cuir sombre collée à leurs os.   

  Il parti dans un rire affreux et, tout en se metamorphosant en une sinistre chauve souris géante, il se dirigeat en volant vers un monument funéraire de marbre noir, jaspé de veinures rouges. Son horrible rire ne disparut que quand l’énorme couvercle de son tombeau se referma et que le silence retomba dans la salle.

 Au bout de quelques minutes, aucun bruit ne parvenant à ses oreilles, Victoria essaya de penser à la manière de se sortir de ce mauvais pas. D’abord, comment se débarrasser de ces chaînes qui l’entravaient. Puis trouver la sortie et enfin courir, courir très vite pour échapper à ce monstre bien qu’elle se sentit épuisée. Avant de s’endormir, vaincue par les drogues et la fatigue, elle en arriva cependant à se dire dans sa réflexion qu'elle n’avait jamais jouit avec autant d’intensité. 


                                                             Chapitre II


   Quand elle se réveilla, le cercueil de pierre était toujours fermé mais elle trouva, apparu sur une table comme par magie, de la nourriture et de l'eau en grande quantité. Ses chaînes avaient été suffisamment allongées pour qu’elle puisse se servir elle-même dans les plats raffinés. Elle prit à nouveau quelques instants pour réfléchir. Si on lui apportait ainsi à manger et à boire c’est que l’on désirait la garder vivante. Elle en déduisit qu'elle devait boire et se restaurer car tant qu'elle fournirait son bourreau en jus de schnek, elle resterait vivante et pourrait imaginer un moyen d’évasion. Sinon elle pouvait aussi se laisser mourir de faim et bientôt rejoindre, sur le tas, les pauvres outres de cuir vides et déshydratées. 

  • “ Non ! ” pour l’instant cette option n’était pas envisageable.

  Elle était toujours nue et entravée, mais des fourrures de différents animaux, chaudes et douces, lui avaient été apportées pendant son sommeil.

A ce qui lui semblait, le lourd couvercle de marbre n’avait pas bougé. Il y avait donc 

quelqu’un d’autre qui pouvait circuler à son gré dans ces souterrains pour servir Cyprien et  

amener ce qui  était nécessaire à ses proies. 

Car oui ! C’est ce qu'elle était, une “PROIE”...! 

 Ce complice avait dû profiter de son sommeil pour approvisionner le buffet et renouveler les plantes odorantes qui se consumaient pour entretenir sa torpeur. 

  Elle mangea sans trop d’appétit et s'allongea sur les peaux soyeuses bien décidée à lutter contre le sommeil pour découvrir celui ou celle qui pouvait déambuler librement dans ces couloirs. Hélas la nourriture devait elle aussi contenir quelques soporifiques car elle se sentit bientôt prise de somnolence et sombra à nouveau dans un demi coma. Pourtant, après un temps qu’elle ne put définir et malgré son engourdissement, elle perçut des pas qui résonnaient dans un des couloirs et la lumière d’une lampe qui se déplaçait. Anesthésiée, elle ne pouvait pas bouger mais ses yeux mi-clos et voilés par une brume comateuse, virent s'approcher une silhouette. Cette apparition aux contours déformés semblait disgracieuse, courte sur pattes avec de longs bras et une tête hypertrophiée. Sur l’instant elle crut à une vision inventée par son esprit embrumé. Après avoir rempli les plats de nourriture et alimenté les braseros, la chose s’avança vers elle. Elle aurait voulu avoir un mouvement de recul mais elle en fut incapable. C’était bien une sorte de gnome macrocéphale, aux longues oreilles, aux yeux noirs et rapprochés, à moitié cachés par un énorme nez en patate. Un marcel crasseu couvrait son torse poilu et ses jambes courtes et velues sortaient d’un short qui disparaissait presque sous la graisse de son ventre proéminent. 


                                           


L’ hideux nabot se rapprocha encore. Tétanisée, Victoria ne put lutter quand il repoussa les couvertures de peaux qui recouvrait son corps nu. De près son tarin rubicond ressemblait davantage à une fraise trop mûre couverte de points noirs. Il la flaira bruyamment de son affreux groin comme un porc qui cherche une truffe. Ses mains poisseuses écartèrent les jambes de Victoria et ses naseaux dilatés le menèrent vers le fruit de son choix caché en haut des cuisses. Il renifla son sexe longuement tandis que ses mains couraient sur le corps inerte comme des dizaines d'araignées poilues. Pétrifiée, Victoria le vit alors fouiller dans son short par sa braguette et en sortir son braquemard. Le monstre bandait comme un âne. Proportionnellement à sa taille, l’engin turgescent au gland carmin et tuméfié, lui parut énorme et elle pensa aussitôt :

  • “ Il va me violer lui aussi ! ” 

 Victoria voulut resserrer les jambes pour protéger sa féminité mais le nabot l’en empêcha en tirant sur ses chaînes. Il vint se placer au bout de la table de sacrifice face à la chatte offerte à sa vue et commença de s’astiquer le chibre. Elle ne le voyait plus mais elle l’entendait râler pendant qu’il se branlait. Pensant que c’était un moindre mal, Victoria ouvrit plus grand les jambes pour mieux exposer sa figue au regard du nain. Il ne tarda pas à gémir de plaisir en envoyant une giclée de son foutre sur la pierre de l’autel. Puis sans un autre regard l’avorton remballa son sexe ramolli et se dirigeat vers l’un des autres couloirs.

 Il ne l’avait pas violée, se contentant de se masturber. Mais la prochaine fois … ? 

 Victoria ne put s’empêcher de penser à son triste sort et eut peur de se rendormir. Alors malgré son cerveau embrumé, elle essaya tout de même de réfléchir.

  Elle avait compté cinq couloirs partant de cette pièce qui semblait le centre d'une sorte d’étoile. Elle était probablement arrivée par l’un de ces corridors ! Il y en avait bien un qui conduisait à l’extérieur ! Mais lequel pouvait-il la mener vers la liberté ?


                                 


  Si elle arrivait, par dieu sait quel moyen, à se débarrasser de ses chaînes, lequel devrait-elle emprunter ? Il ne sagirait pas d’aller se perdre dans un probable labyrinthe souterrain dont-elle pourrait ne plus jamais sortir. Ces catacombes étaient sûrement peuplées de créatures encore plus répugnantes que ce nain dégoûtant. A nouveau vaincue par la fatigue et les drogues, elle finit par s'endormir avec ses sombres pensées.

  Le raclement sinistre d’une pierre contre une autre la tira de sa torpeur. En un clin d'œil et sans un bruit Cyprien fut à ses côtés. Ses yeux brillaient et un petit sourire satisfait ornait ses lèvres. Il ne s’était pas encore transformé en vieillard, sa cure de jouvence de la veille l’avait rajeuni pour quelques jours. Il écarta les couvertures et sa main survola le corps de Victoria. Il la regardait comme un avare qui contemple son trésor, sans le toucher de peur d’en altérer l’éclat.

  • “ Ma chère vous êtes radieuse ! J'espère que l’on vous traite comme il se doit ! Hormis la liberté, vous pouvez demander ce que vous voulez. Vous m’êtes très précieuse. Avec vous à mes côtés, je peux tranquillement me reposer.”

Son regard changea et son visage prit un air attristé quand il reprit dans un long soupir.

  • “ Mais hélas je dois aussi penser à l’avenir. Vous ne serez pas éternelle contrairement à moi. ”

Songeur, il fit une pause dans son discours. Victoria aurait aimé lui répondre mais sur l’instant elle ne sut que dire. Elle était donc condamnée à rester dans cette cave pour le restant de ses jours et à part foutre le camp d’ici, qu’aurait-elle bien pu vouloir ? 

 Retrouvant son air réjoui, Cyprien reprit :

  • “ Rassurez-vous, d’ici peu je reviendrai vous présenter mes hommages. Sur l’heure je me doit d’anticiper ma subsistance. ” 

Alors se tournant vers les ténèbres qui envahissaient les couloirs, Cyprien lança :

  • “ Inccubus ! ” 

Le nain lubrique sorti de l’ombre à petits pas rapides. Les yeux baissés et se tordant les doigts, il dit sur un ton obséquieux :

  • “ Je suis là ! Bienvenue Maître ! ” 

  •  “ Je sais que tu es là ! Je reconnais ton odeur putride et ça sent le sperme ! Sale nain pervers tu as encore laissé de ta semence partout !

  • “Pardonnez-moi Maître ! Mais je jure que je ne l’ai point touché. Elle est si belle que je n’ai pu me retenir. Je vous supplie de m’ accordez au moins ce petit plaisir ! ”

  • “ Soit ! Mais tu n'as pas intérêt à y fourrer ta queue ou bien je te la coupe. ” 

 Le nabot reprit avec le même ton mielleux

  • “ Ho ! Merci mon maître ! Vous êtes si bon ! J’ai tout préparé pour votre cure de jouvence ! ” 

  • “ Inutile infecte larve ! Je pars en chasse ! Je garde cette friandise pour mon retour au cas où ma traque serait infructueuse. Prends en grand soin en pourvoyant à ses besoins… Et la prochaine fois fait disparaître ton infâme liqueur ou je te la fais nettoyer avec la langue. ” 

    La créature difforme se lécha les lèvres ourlées d’un rictus gourmand avant de s’évanouir en trottinant dans l’une des noires galeries.

   “ Voilà donc pourquoi il ne l’avait pas empalée avec son gros manche et avait préféré se fapper. Il tenait à sa pine et craignait assurément le courroux de son maître.” pensa Victoria.

Revenant à elle, Cyprien lui chuchota:

  • “ Je vous donne rendez-vous plus tard, A bientôt ma chère ! ” 

Il reprit sa forme de chiroptère géant et s’envola presque sans bruit à la suite de son laquais.

 Victoria se retrouva seule, désespérée. Le froid de la cave la surprit et elle tira, pensive, les douces fourrures sur son corps nu.

   Impossible de connaître l'heure, la date, ni même de savoir s’il faisait jour ou nuit à l'extérieur. Son temps était seulement rythmé par la fréquence des repas qui lui semblait assez régulière. Si son décompte en nombres de services était bon, plusieurs jours étaient passés depuis que Cyprien l’avait enlevée. Toujours galant, il ne manquait pas de la saluer à chacun de ses passages. Si sa chasse avait été bonne, il arborait un visage jovial. Quand il rentrait les traits creusés c’est qui l’avait eu moins de chance. Il lorgnait alors sur Victoria, la reluquant comme on mange des yeux, à travers une vitrine, une pâtisserie inaccessible. Mais il ne la touchait pas, il la conservait assurément pour les jours de pénurie.


                                                             Chapitre III



    Chaque jour le gnome difforme venait remplir ses obligations et chaque jour il ne manquait pas de se palucher devant le corps nu de Victoria. Une idée germa dans sa tête.

 Un jour, ou une nuit elle ne savait pas très bien, Victoria entendit des pas dans un des couloirs. Elle reconnut la démarche trottinante du serviteur et s’apprêta à l'accueillir. Elle repoussa les peaux qui la recouvraient et, simulant un profond sommeil, elle prit une position le plus provocante possible. Allongée sur le dos, les seins dressés vers la voûte de pierre, elle ouvrait ostensiblement ses jambes à demi repliées. En entrant dans la salle, le pygmée n’en crut pas ses yeux et s’approcha. Victoria, feignant de rêver en gémissant, écarta davantage les cuisses. Fouillant déjà dans son caleçon, le nain se rapprocha au plus près. La tentatrice élargit encore l’angle de ses jambes pour qu’il voit bien tous les détails de sa vulve. Il était si près que Victoria sentait son haleine chaude sur son clito et sur le duvet blond de ses lèvres presque imberbes. Le bruit régulier d'oscillation ne laissait aucun doute sur son activité manuelle, le nain perfide se masturbait, le nez à deux doigts de sa chatte. Victoria, réprimant son dégoût, l'imagina, bavant, langue pendante et yeux exorbités. Elle attendit pourtant la fin de ses gémissements pour faire semblant de se réveiller : 

  • “ Ha Monsieur Inccubus ! Vous m’avez surprise ! ” dit-elle dans un bâillement feint. 

Le gnome repartait déjà en remballant son gros membre quand le mot “Monsieur” l'interpella, il n’y était pas habitué. Victoria reprit aussitôt qu’elle vit qu’elle avait son attention.

  •  “ Justement, j'espérais bien vous voir ! ” 

Il s’arrêta net. Quelqu’un “espérait le voir”? . Sûr d’avoir capté son intérêt, Victoria continua : 

  •  “  Cet endroit est triste et je m’ennuie. Pourriez-vous m’apporter quelques livres s’il vous plaît…? Je vous en serai très reconnaissante. ” Elle insista bien sur sa dernière phrase. Le nain reprit son trottinement et disparut sans répondre. Mais le lendemain, une pile de revues trônait sur la table. Bien qu’elles fussent sans grand intérêt, Victoria sue qu’elle avait trouvé un moyen, sinon de s’en faire un allié pour l’instant, au moins d'alléger sa peine. Elle retenta l'expérience le jour d'après. Faisant mine d’être complètement sous l’emprise des drogues, elle prit des poses lascives. Ce qui ne manqua pas d'exciter le bout d’homme qui se palucha devant elle avant d’entamer ses tâches quotidiennes. Victoria attendit plusieurs minutes et, affectant un moment de lucidité, elle se permit alors de formuler une autre requête. D’un air accablé et sur un ton plaintif, elle demanda:

  • “ C’est lugubre et trop austère ici, Monsieur Inccubus. Pourriez-vous m'apporter quelques décorations afin que j’effectue quelques aménagements. J’aimerais bien, des rideaux, des voilages de couleurs ou des tapisseries pour cacher ces murs froids et humides.” 

 Toujours sans répondre, le domestique reprit son travail ménager. 

Le lendemain, un large tapis de laine recouvrait le sol au pied de l’autel. Elle le remercia comme il se doit en exhibant ses charmes sous son nez.

Soudain la pierre du caveau bougea et un raclement sinistre accompagna son ouverture.

Le serviteur disparut rapidement de crainte de se faire à nouveau admonester.

 Cyprien sortit de son tombeau sous sa forme humaine. Enfin… presque car il ressemblait plus à un cadavre ambulant qu’au bel homme brun qui l’avait séduite. Ses dernières traques n’avait pas dû être fructueuses et ses transformations devaient lui coûter beaucoup d’énergie car il semblait lutter pour ne pas devenir un vieillard toujours plus desséché.


                                                   

 

Le vieil homme s’approcha lentement de victoria, lui jetant des regards avides. Une grimace gloutonne déformait sa bouche et sa langue fusiforme pourléchait ses lèvres crevassées 

  • “ Je vais te dévorer la chatte ! Sois gentille, donne moi tout ! ” 

Cyprien écarta fermement les jambes de Victoria et plongea la tête entre ses cuisses sans autre préambule. Il était affamé. 

Dans leur dos Inccubus venait d’alimenter les braseros en herbes aphrodisiaques et la fumée ne tarda pas à détendre la jeune femme qui ne resista plus. Cyprien se mit à lui téter le clito tout en triturant ses mamelons qui avaient durcis sous la caresse. Puis quand Victoria commença à se dandiner sur l’autel, la lécheuse s'enfonça progressivement dans son sexe cherchant les points qui declancheraient le nutritif ruisselement. 

Victoria approchait de l’extase, son bassin réclamait la pénétration. Dans un cliquetis de chaînes, ses doigts s’enfoncèrent dans la blanche chevelure et elle appuya sur la tête de Cyprien pour qu’il la fouilla plus profondément.

A force d’en explorer savamment tous les recoins, le mollusque pointu provoqua la cascade tant attendu par les deux acteurs. Cyprien n’en perdit pas une goutte. Mais la langue ne quitta pas le chaud fourreau de chair qui l’embrassait et entreprit un nouveau vat et vient qui ne tarda pas à renouveler le jouissif écoulement. Rassasié, Cyprien s’assit aux côtés de Victoria qui reprenait doucement ses esprits et lui dit d’un air enjoué :

  • “ Ma chère vous êtes divine ! J'espère que notre collaboration durera très longtemps. 

Vous êtes pour moi un trésor de grande valeur. Une assurance vie en quelque sorte. ” 

Le vieillard rit de toutes ses dents jaunies à sa blague avant de poursuivre.

  •  “ Savez-vous que seulement 6 à 10 % des femmes ont votre pouvoir ? ” 

        Il resta quelques secondes, le doigt interrogateur tendu vers la voûte. Puis son sourire

        disparut et sa voix se fit plus sévère: 

  • “ Mais bien que rare, vous n'êtes pas unique ! Aussi ne tentez pas une quelconque entourloupe, ni même de me menacer de vous donner la mort. Le chantage au suicide de votre prédécétrice, par exemple, ne m’a pas géné plus de quatre jours quand elle est morte ! ”

Il fronça les sourcils et péremptoire il ajouta: 

  •  “ Il fut jadis certainement plus facile de planter sauvagement ses crocs dans le cou d’une jeune vierge que de lui faire consentir à écarter les jambes pour lui lecher la chatte ! ”

 Quand il dit “Mais j’adore ce challenge et je suis assez doué” un petit sourire revint brièvement à ses lèvres pour s'effacer aussitôt, remplacé par une mine désolée quand il ajouta:  

  • “ Certes, votre perte m’affecterait quelque temps mais je saurais bien vous remplacer. De plus, même morte, Inccubus serait trop content de vous fourrer avant que vous ne soyez complètement froide. ”

      Tandis qu’il parlait, il reprenait lentement un aspect plus agréable.

  • “ Sachez donc profitez de votre statut de princesse tant que vous me fournissez en fluide reconstituant. Pour ma part, c’est certes une malédiction, mais j’y trouve tout de même certains plaisirs. J’adore par exemple flirter avec les congénères de votre espèce. J’en apprends à chaque fois un peu plus sur leurs manies, leurs goûts, leurs désirs. Elles se ressemblent toutes bien qu’elles soient toutes uniques. ”

   Un sourir malicieux avait maintenant regagné sa bouche.

  • “ Et en vérité, leurs confidences servent mes desseins. “ ajouta-t-il.

Victoria, encore abasourdie par leur rapport sexuel et les effets des fumigations, ne répondit pas.

Le jeune et beau Cyprien enfin revigoré se leva. Il avait fait le plein avant partir à la recherche de sa prochaine victime. Il ne venait pas se régénérer tous les jours mais, suivant son état de décrépitude, elle devait s’attendre à être obligée de jouir plusieurs fois de suite.

  • “ Je vous souhaite une bonne nuit. Je dois régler quelques affaires, la gestion de ce genre d'établissements nécessite un peu d’attention. ”

C’est sous cette forme de dandy qu’il quitta Victoria en se dirigeant vers l’un des couloirs.

  • “Cela pourrait-être une sortie qui mène au club” pensa-t-elle en repérant la direction qu’il prenait.


                                                              Chapitre Iv


    Victoria resta seule, malgré qu’elle soit persuadée que Inccubus, la queue à la main, l’épiait caché dans les ténèbres. Elle avait remarqué que Cyprien était moins véloce quand il sortait de son tombeau ainsi diminué. C’était dans ces moments-là qu'il lui faudrait tenter quelque chose.

  Bien qu'enchaînée et que ce ne soit ni agréable, ni pratique, Victoria pouvait déambuler dans toute la salle. Elle accrochait ici un rideau, là une tapisserie ou bien encore déplaçait un petit meuble. Un jour où elle voulut encore changer la décoration, elle découvrit un tibia sûrement tombé d’un des cercueils éventrés qui encombrait un coin de la pièce. Elle s’en empara et le cacha prestement à la vue de Inccubus qui errait sûrement dans les environs. Cet os long pourrait éventuellement lui servir d’arme contondante. 

   Consciencieusement elle préparait son évasion et envisageait même l’éventualité que se soit violent. Un peu plus tard, elle trouva un vieux clou qui provenait lui aussi d’une des boîtes en sapin. Elle tenta aussitôt d'ouvrir les bracelets de fer qui la retenaient prisonnière. Comme elle n’y arriva pas, elle le conserva précieusement.

   Chaque fois qu’elle entendait la créature nanesque arriver, elle prenait des positions suggestives ce qui lui permettait ensuite de demander plus que ce qu’elle aurait pu obtenir.  Une fois, à quatre pattes sur l'autel, elle fit semblant de nettoyer une tache imaginaire. A chaque mouvement de son bras pour frotter la pierre, ses seins ballottaient et son cul remuait de gauche à droite laissant entrevoir son anus et sa fente rosée. 

   Inccubus approcha silencieusement pour ne pas rompre le charme de cette apparition divine. Son phallus gonflait déjà dans sa main quand il le tira de son short. Il aurait bien aimé l'enfonçait dans cette figue ouverte ou bien encore dans ce petit trou du cul où sa bite serait bien enserrée. Mais les fruits étaient défendus .

Victoria fit mine de ne pas l’avoir entendu arriver et continua de brosser le bloc de calcaire en agitant toutes ses parties intimes devant les yeux exorbités qui mataient son postérieur. Il n’en fallut pas plus au gnome pour lâcher un long trait de sperme visqueux au pied de l’autel. Puis, indifférent, il remballa son cinéma et retourna vaquer à ses obligations ménagères.

Le lendemain, sans qu’elle l’eut demandé, il apporta un miroir. C’était peut-être une façon de la remercier ? Elle s’empressa de l’accrocher à un mur. Ce fut ce moment que Cyprien choisit pour venir lui souhaiter une bonne soirée. Elle l’entendait parler, sentait bien sa présence dans son dos, mais le miroir ne reflétait que sa propre image. C’était bien un vampire bien qu’il soit singulier dans son genre. Arguant du fait qu’il devait “ passer au club ” il emprunta le même passage que la fois précédente. Ce couloir menait donc bien à la boîte de nuit et on devait-être le soir. ? ” Victoria s'endormit contente de sa découverte. 


           


 Quand elle se réveilla, Inccubus attendait à côté de l’autel pour sa séance d’onanisme.

Il avait apporté des vêtements propres et correctement repassés, plus une boite de chocolats. 

Elle n'avait pas encore bu son café et n’était pas encore disposée à adopter une de ses positions lascives. Cependant elle écarta tout de même les cuisses en soupirant. Le nain sortit sa loche et entreprit un vigoureux va et vient. Victoria, qui pensait l'exciter un peu plus, voulut se caresser afin d'en terminer rapidement. Mais Inccubus l’en empêcha. 

Une expression de panique envahit son visage ingrat et il s’écria :  

  • “ Non ! Non ! Non ! Pas ça ! Faut pas gaspiller ! Le maître sera pas content ! ”. Apeuré, Il cessa aussitôt sa branlette, remballa son gros membre et disparut en marmonnant des insultes à son encontre. Au passage, il reprit son offrande de gourmandises. 

  • “ Dommage ! ” Pensa Victoria. 

                                           

                                                              Chapitre V


   

Le temps passait rythmé par ses repas, les visites apparement journalières de Inccubus et les séances revitalisantes de Cyprien, sans oublier de longues siestes sous l'influence des herbes soporifiques. Malgré ce traitement, Victoria sentait ses forces décliner. A chaque orgasme Cyprien lui ôtait un peu plus de sa vigueur. La chronologie n’avait plus guère d’importance pour elle, sa seule question à propos du déroulement des heures était “ Quand ? Quand est-ce que je vais pouvoir foutre le camp d’ici ? ”

Cyprien devait bien avoir un talon d’Achille. Elle devait le découvrir. Inccubus n’était pas très loquace et en général ne répondait pas à ses questions même si elle s'exhibait en se  dandinant devant lui. Ce n’était pas de ce côté qu’il lui fallait chercher. Cyprien par contre était plus narcissique. Si Victoria le branchait sur ce sujet, en l'occurrence lui-même, il lui dévoilerait peut-être un secret susceptible de lui être néfaste si l’occasion se présentait.

   Un jour, Inccubus qui revenait avec quelques produits alimentaires, arriva trempé de la tête aux pieds. Victoria le remarqua et pensa aussitôt : 

  •  “ Soit il avait pris une douche tout habillé? ” 

Ce dont elle doutait vu qu’il n’était pas du genre à prendre ne serait-ce qu’une simple douche.

  •  “ Soit il pleuvait et il venait de l'extérieur. Et du coup, c’était probablement CE tunnel qui menait vers la sortie et qui débouchait sur la liberté ”. 

  Une autre fois, profitant que Cyprien ne semblait pas pressé de regagner son club après une séance de régénération, Victoria lui demanda : 

  • “ Parlez moi un peu de vous Cyprien. Comment étiez-vous avant ? Comment une telle malédiction vous à frapper ? ” 

Cyprien flatté par son intérêt vint s'asseoir à ses côtés. Prêt pour la chasse, il était vêtu d’un smoking de style Victorien suranné, mais très élégant, parfait pour ce type de night club. Une canne à pommeau d’argent et un chapeau haut de forme complétait son costume. Tête légèrement penchée, il lui dit avec un sourire charmeur : 

  • “ Ah ma chère ! Vous voilà bien curieuse ! Mais je vais pouvoir répondre à vos interrogations ! Tout d’abord, je suis plus de trois fois centenaire. Depuis 1675, je vous laisse imaginer le nombre de chattes qu’il m’a fallu suçer pour en arriver là. J’en ai vu de toutes les couleurs et de toutes les tailles, des jeunes, petites et serrées, des grandes aux lèvres pendantes comme des caroncules de dindon, des touffues, des rasées, d’autres avec un clito minuscule difficile à trouver, tandis que d’autres encore étaient affublées d’un cornichon aussi gros qu’un sexe d’homme, des vielles aussi, bien larges et qui ont beaucoup servies.” 

Comme pour se justifier , il ajouta : 

  •  “ Et oui ! ma chère que voulez vous il faut bien survivre. De plus, elles étaient si fières que je leur porte encore un quelconque intérêt qu’elles se donnaient corps et âmes. Dans le fond, à bien y réfléchir, toutes ces filles d’Eve avaient un certain charme et surtout une grande importance pour moi, ce qui m’a permis de subsister jusqu'à maintenant. ”  

Songeur, il prit quelques secondes avant de continuer son récit.

-     “ Sinon je n’ai pas vraiment de souvenir de ma vie antérieure. A croire que mon âme était vouée au diable bien avant ma naissance. Je n’ai jamais vraiment aimé qui ou quoi que ce soit et, bien qu’étant très jeune, j’avais déjà commis un grand nombre d’infamies. Mais à vingt ans, alors que j’était encore puceau et que javais décidé d’en finir avec cet état de chose, je suis mort noyé dans les fluides corporels d’une femme qui m’initiait au joies du cunnilingus. Apparemment elle était atteinte de cette même affection chronique. Je n’ai eu le temps ni de jouir, ni d’expérimenter d’autre pratique. Par conséquent, dans ma seconde existence, ma seule jouissance me vient de la cyprine, c’est ma drogue, mon elixir de jeunesse et mon seul plaisir. ”

      Après un nouveau temps d’arrêt où il sembla fouiller dans de lointains souvenirs, il reprit :

  • “ Nous avons chassé quelques temps ensembles et elle m’a appris comment draguer pour survivre. Mais à cette époque on parlait encore d’inquisition. L’église Romaine pourchassait les protestants mais aussi tous les autres hérétiques. Les tortionnaires intégristes profitaient de l’occasion pour se débarrasser des frondeurs, des réfractaires et des dépravés. C’est pourtant au cours d’une partouze à laquelle elle avait été invitée que mon égérie a disparu mystérieusement. Cette orgie était organisée par des prêtres et des religieuses, qui aimaient s’adonner à la sodomie. Aussi bien entre eux, d’ailleurs, que sur de jeunes victimes ! ”. 

   Victoria, qui écoutait attentivement cette biographie de plus de trois cent cinquante ans, se dit qu’en fait rien n’avait vraiment changé. Cyprien continua : 

-   “ Et je me suis retrouvé seul. Vraiment seul car à ma connaissance je suis unique dans mon cas.”

    Il ouvrit les bras en grand, englobant tout l’espace de la pièce, en disant : 

  • “ Ces catacombes sont pleines de pauvres fous qui se contentaient de boire du sang, ils n’avaient rien compris. Ils se sont fait surprendre et leurs cadavres transpercés de pieux trainent dans les couloirs attendant de peut-être ressusciter. 

 Ho bien sur ! Je pourrais très bien redonner un semblant de vie à tous mes prédécesseurs en arrosant leurs dépouilles avec du sang frais. Mais ils ne le méritent pas et vous m'êtes toutes bien trop précieuses…! MOI, dans cette mutation, j’ai trouvé la vraie fontaine de jouvence en tétant mon lait au sexe des femmes de votre race. Hélas elles ne produisent pas toutes autant que vous et certaines ne supportent pas le traitement aussi longtemps.”

Victoria l’écoutait pendant qu’il se lançait dans son discours mégalo. Elle espérait que dans son emportement il révèlerait quelques infos importantes à sa libération. Il déclama son monologue en faisant d’amples gestes de manière théâtrale.

 “ Il a décidément un certain goût pour la dramaturgie. ” pensa-t-elle alors que Cyprien poursuivait d’un air suffisant :  

  • “ Certains fouineurs ont essayé de me percer le cœur, ils pourrissent aussi dans un coin de ces souterrains. Ce n’est point là mon talon d’Achille. L’ail ne pousse pas par ici et bien que les croix et l’eau bénite pourraient altérer ma vitalité, je ne peux en mourir. Si j’ai un point faible…? Je ne le connais pas. Si je savais comment à fini ma première maîtresse je pourrais anticiper ma fin mais l’église conserve bien ses secrets ”.

Son ton changea emprunt de mélancolie quand il dit : 

  • “ Et il me faudra supporter cette damnation jusqu’à la fin des temps ”. 

Mais il reprit bien vite un air enjoué pour ajouter : 

  • “  Votre agréable compagnie m’y aidera… du moins pour ce que durera cette période.  

 Toutefois rassurez-vous ! Mon club pourvoira à votre remplacement. Il est une source inépuisable de filles ou de femmes égarées, lasses et désespérées. Je leur offre gracieusement ce qu’elles sont venues chercher, certaines même se donnent à moi de toute leur âme. J’en fait alors mes concubines attitrées pendant quelque temps. Néanmoins malgré mes bons soins elles s’usent rapidement. ” 

 Soudain, d’un petit coup de rein, il sauta lestement de l’autel où il s'était assis aux côtés de Victoria et dit :

  • “Mais assez bavardé ! Le devoir m’appelle ”. 

Il prit sa main, y déposa un baiser et d'une démarche assurée, chapeau haut de forme et canne en main, il quitta la salle comme on sort de scène. Il fallait bien avouer qu’ainsi vêtu et rajeunit, il avait fière allure.


                                                           Chapitre VI


   Victoria fit le point sur les révélations que Cyprien, à cause de son orgueil, venait de lui fournir sans s’en rendre compte. C’était peu et beaucoup à la fois. Cependant il était impensable de demander de l’ail à Inccubus, ni même une croix ou de l’eau bénite. Un pieu… ? L’idée lui en était venue. Elle aurait pu en fabriquer un avec les morceaux de bois des vieux cercueils. Mais cela s'avérait désormais inefficace…! Un peu découragée, elle se dit que son plan d’évasion était loin d’être au point.

D’autant que si Cyprien trouvait une nouvelle source intarissable de son précieux nectar, 

s’en était fait de sa personne. Elle irait rejoindre les momies sur le tas. Un sentiment de crainte mêlé d’un peu de jalousie l’a traversa. 

 Il lui fallait se ressaisir, réfléchir, trouver la faille qui la sauverait de ce cauchemar.

Elle s'était malgré tout rendu compte qu’il était un peu ivre, après lui avoir sucé le con. Il était beaucoup moins sur ses gardes et elle pourrait en profiter pour essayer de se libérer. De plus, elle pensait déjà connaître le chemin nécessaire à son évasion. Le vicieux ne serait pas un problème, un bon coup de tibia entre les deux yeux lui réglerait son compte.

Et puis quoi ! Cyprien ne pouvait pas être indestructible, sa mentore avait bien disparu pendant une partie fine. Peut-être avait-elle succombé à trop de plaisir ? Quant à lui selon ses dires, il n'avait jamais joui ! Et si c’était son point névralgique ?

   Un soir, alors qu’il s’approchait d’elle pour sa cure, Victoria s'aperçut que son pantalon était déformé au niveau de son sexe. Cyprien bandait ? Elle ne s’était jamais rendue compte de cet état de chose auparavant. Voyant qu'elle s’etait apercu de ce fait il lui dit : 

  • Oui je bande ! J’ai quelques fois des  érections mais je n'éprouve pas vraiment de plaisir particulier à emmancher ma queue, dans la chatte d’une femme. Je préfère en prélever la sève en la lui suçant . 

Joignant les mains dans un geste de supplique, Victoria lui demanda :

  • “ Ho Cyprien pourriez vous m’accorder une faveur ? Voilà bien longtemps que je n’ai pas pratiqué de fellation et pourtant j’adore ça. Je pourrais essayer de vous faire jouir en vous suçant la bite par exemple” 

Tout en battant des cils, elle esquissa une mimique polissonne empreinte de gourmandise.

  •  “ Ha ma chère, vous êtes une terrible tentatrice ! Soit ! Je veux bien accéder à votre requêquête mais sachez que je n’ai pas souvenir que ce soit jamais arrivé et si un liquide séminal arrivait à sortir de ma verge, il ne me procurerait jamais autant de plaisir que quand je léche une figue.”

  • “ J'aimerais pourtant essayer. Cela me ferait très plaisir et il y a si longtemps que je n'ai pas léché une bonne pine ”.  

 Bien que sûr de son fait, Cyprien se laissa pourtant convaincre et sorti son sexe. Il était plutôt bien monté. Saisissant le chibre à pleines mains, Victoria le goba goulument. Elle mit tout son cœur dans cette pipe, léchant le tronc et titillant le gland du bout de sa langue tout en malaxant les couilles qu’elle faisait rouler dans le creux de sa main.

En vérité, elle en avait très envie et elle essaya de garder ses esprits pour ne pas succomber au plaisir avant d’être arrivée à ses fins. Grâce à sa patience et en aspirant de toutes ces forces afin de faire monter la sève dans la colonne de chair, elle arriva enfin à la faire juter. Un long râle emplit le silence de la caverne quand un jet de foutre fut brusquement projeté contre sa langue. Elle le recracha aussitôt. 

  • “ Merde ” pensat-elle, Cyprien avait joui mais il était toujours là. En lui prodiguant cette féllation, elle avait jouit elle aussi. Quoique un peu contrarié par ce gaspillage, il ne sembla pas lui en vouloir outre mesure. Il la remercia même d’une chose qui selon ses dires ne lui était pas arrivée depuis longtemps.

  • “ Nous pourrons recommencer si vous avez aimé ” dit Victoria en passant sa langue sur ses lèvres. 

  • “ Nous verrons ! Nous verrons ! ” répondit Cyprien qui préférait ne pas gâcher la matière première.

 Caché dans les ténèbres, Inccubus, envieux, se secouait le manche en s’imaginant être à la place de son maître. Tout bien considéré, s'il ne pouvait pas lui bourrer la cramouille, il devrait au moins avoir le droit lui aussi à une petite gâterie. Après tout, c'était quand même lui qui la soignait.      


                                                            Chapitre VII

                         

   Ces derniers temps, la traque de Cyprien auprès des jeunes femmes n'était pas des plus fructueuse. Il décrépissait à vue d’oeil et Victoria en faisait les frais dès qu’il se réveillait. 

Il ne l’économisait plus, la faisant jouir plus que le nécessaire à sa transformation.

Malgré les soins attentifs de Inccubus, les jours passaient et elle sentait ses forces décliner. Elle sut bientôt que le moment était venu de mettre son plan à exécution si elle ne voulait pas finir desséchée dans un recoin de la cave. Sa source commençait à se tarir et à donner de moins en moins de fluide corporel. S'il fallait faire quelque chose, c'était maintenant tant qu'il lui restait un peu d'énergie. Quand un Cyprien, décati et ridé, vint la solliciter au retour de sa virée nocturne, elle se dit que le moment était venu de tenter quelque chose, bien qu’elle ne sache pas encore quoi. Elle lui proposa un 69 argumentant qu’elle aussi avait envie de sucer quelque chose et que cela l’aiderait à jouir plus fort. Personne n’avait jamais osé proposé cette combinaison à Cyprien, mais l’envie d’un meilleur résultat et se souvenant de l'expérience de la sublime fellation, il accepta. 

Victoria s’étendit sur la pierre de l’autel prête au sacrifice. Cyprien l’enfourcha en adoptant le tête à cul et entreprit aussitôt d'exciter son clitoris en frétillant de la langue. Sa bouche était collée sur la moule comme une bernique sur un rocher bien déterminé à ne pas perdre une goutte de la marée qui se préparait.

Victoria mit le nœud dans sa bouche et entama une série de cercles tout autour, énervant le frein à chaque passage, avec le bout de sa langue. Pendant qu'elle suçait méticuleusement le gourdin de Cyprien, elle avait pleine vue sur l’entrée de son fondement.

 “Ainsi donc les vampires avaient aussi un trou du cul.” pensa-t-elle.

Victoria s’appliquait à sa tâche. Elle enfonçait si loin l’organe charnu que les couilles venaient à chaque mouvement s’écraser sur son nez. Elle aspirait créant ainsi un vide qui rapprochait les paroies de sa bouche et de sa gorge enveloppant ainsi parfaitement le membre gonflé dans une gaine chaude et humide. Mais même si il bandait fort, cela ne semblait pas lui donner autant de plaisir que la fois précédente. Victoria en fut contrariée car elle voulait à tout prix le faire jouir très fort pensant que peut-être cela l’anéantirait ou du moins le saoulerai assez, le temps qu’elle puisse s'enfuir. Il lui fallait trouver autre chose.

 Tout à son occupation, Cyprien ne broncha pas quand Victoria lui tapota l’anus avec son index. Elle titilla quelques secondes le bord de l’orifice et y fit entrer doucement son doigt. Cyprien eut un petit sursaut mais continua sa besogne. Victoria tenta un deuxième doigt qui ne déclencha pas plus de réaction. Ce fut quand l’annulaire pénètra sa rosette que Cyprien agréablement surpris se mit à se trémousser. Encouragée, Victoria poursuivit son exploration en remuant ses doigts à l’intérieur du côlon. Après quelques va et vient de toute la longueur de ses doigts, le vampire se mit à ronronner comme un vieux matou.

Elle se saisit du tibia qu’elle avait caché dans ses couvertures et lui planta l’os dans le fondement. Le gode improvisé s'enfonça dans son cul comme dans du beurre en lui élargissant la rondelle. 

Alors son arrière train se mit à remuer, allant à la rencontre du pieux qui l’empalait. Soudain il se mit à grimacer de plaisir et il jouit dans un grand râle. Cyprien appuyait son bassin si fort sur la tête de Victoria pour rester à l’intérieur de sa bouche qu’elle fut obligée d'avaler le liquide gluant. Soudain son gémissement se transforma en une plainte si forte qu’on ne put dire si c’était de douleur ou de bonheur. Son hurlement disparut en même temps que lui quand il s'évanouit dans un nuage de poussière aussi noire que son âme, ne laissant sur Victoria qu’une petite couche de cendres grises qui avaient gardées la forme de ses contours. 

Inccubus accouru effrayé par le vagissement de son maître, puis voyant le petit tas de cendre qui recouvrait Victoria, il compris et s’effondra en pleurs :

  • “ Mon maître, mon Maître ! Mais qu'est ce que je vais devenir ?”.

Victoria se secoua et se débarrassa des chaînes grâce au petit clou qu’elle avait réussi à transformer en clef. Elle en gratifia aussitôt le petit être submergé de douleur qui ne se défendit même pas mais qui lui lança : 

  • “ Tu es maudite ! ”.

Ignorant ce qui paraissait être une menace plutôt qu’un présage de mauvaise augure, Victoria se dirigea vers le couloir qui lui semblait être la sortie. Elle se sentit tout de suite en meilleure forme, ragaillardis par cette liberté retrouvée.


                                                                  Epilogue


  Au bout de plusieurs heures d'errance, elle se dit qu'elle aurait déjà dû être dehors pourtant elle marchait toujours dans le dédale de tunnels avec plutôt l'impression de le visiter que d’en chercher l’issue. Ses yeux s’étaient habitués à l’obscurité. Elle croisait ça et là des crânes et des os, des rats et d'horribles toiles d'araignées. Mais bizarrement ça ne lui faisait pas peur. Les araignées écartaient leurs filets sur son passage, les rats la saluaient respectueusement et les hirondelles de la nuit lui caressaient les cheveux en volant autour d’elle comme pour l’inviter à se joindre à leur essor. 


                                


  Victoria comprit d’un coup ce qui lui était arrivé. En avalant le sperme de Cyprien, elle avait contracté sa malédiction. En l’emmanchant avec un os, elle l’avait fait disparaître à tout jamais, faisant d’elle la dernière représentante du genre Vampyrus Sexus. 

Un peu décontenancée par son nouvel instinct, elle prit le chemin qui la ramènerait à la salle sépulcrale, mais en flânant comme pour se familiariser avec son nouveau domaine. Victoria se sentait habitée par une nouvelle force, une nouvelle jeunesse.

En arrivant près de l’autel de pierre, elle vit Inccubus qui l’attendait détaché de ses entraves. Il l'accueillit avec un sourire hideux. Et en lui tendant des habits plus conformes à sa nouvelle condition, il lui dit d’un ton obséquieux:

  • “ Bienvenue Maîtresse ! Ravie de vous revoir ! ” Puis il rejoignit l’obscurité.

Victoria enfila les vêtements sous le regard libidineux du nain qu’elle savait planqué la queue à la main. Mais en passant devant le miroir, elle s'aperçut que son propre reflet avait disparu. Peu importe, elle connaissait l’image qu’elle voulait donner d'elle-même à ses futures proies. 

                                                                 

                                                                                  


Car oui, elle avait maintenant besoin de proies. Mais pour elle, ce serait plus facile d'extraire des verges, la liqueur régénératrice. Ainsi parée, elle prit le chemin du club pour sa première entrée dans le monde de la nuit en tant que prédatrice.

Au fond d’elle, Victoria ressentait déjà une irrépressible envie de sucer une bonne bite afin de rester en condition.

    Mais surtout elle savait qu’elle ne devait jamais accepter de sodomie si elle n’avait pas envie de disparaitre à tout jamais.

 … Et puis, en cas de besoin urgent, elle pourrait toujours sucer la grosse pine de 

            Inccubus ! 

  • “ Ce qui ne sera pas pour me déplaire…! ” Répondit par télépathie l’ignoble créature en se frottant les mains. 


  •                                            






                                                                Diablotin Lubrique

                                                                                                                              

  



                                    

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